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6ème Festival du Film d'Aventure
de La Réunion




Amazonian Vertigo

Avec Igor Martinez et Evrart Wendenbaum - 52 min
Réal.: Evrart Wendenbaum - Prod.: Migoo tv

L'ESCALADE DU SALTO ANGEL, LA PLUS HAUTE CASCADE DU MONDE

Le Salto Angel est une falaise de 1 000 mètres située en pleine forêt amazonienne au Venezuela. Il s’agit de la plus haute cascade du monde.

Il ne faudra pas moins de 15 jours à l’équipe internationale composée 6 grimpeurs parmi les meilleurs du moment, pour mener à bien cette ascension. Parmi ces aventuriers, Arnaud Petit et Stéphanie Bodet, couple champion du monde d’escalade (en 1996 et 2000).

Menée par Arnaud, l'expédition débute par une longue navigation en pirogues à travers les méandres du Rio Carrao pour parvenir au pied de la cascade. Sous les assauts de celle-ci dont le débit varie en un clin d’œil en fonction des averses, les difficultés se succèdent durant l'ascension : l'humidité totale rend la paroi glissante et la progression fastidieuse, les prises sont rares et incertaines, le hissage du matériel mobilise les forces des grimpeurs, l’installation des camps suspendus dans la face relève du défi dans l’espace étroit des vires, la nourriture et l'eau doivent être rationnées...

Grâce à un niveau technique extraordinaire, une force mentale à toute épreuve et une grande humilité, l'équipe progresse malgré tout. La promiscuité, le stress face à des protections réduites et une sécurité précaire ajoutés à l’épuisement ternissent parfois les rapports humains mais le groupe use d’humour et de patience pour se rassurer.

99 Jours sur la Glace

Avec Jean Gabriel Leynaud et Bettina Aller - 52 min
Réal.: J.G.Leynaud - Prod.: Freeport Media & Sombrero & Co

UNE TENTATIVE DE TRAVERSEE DE L'OCEAN ARCTIQUE A SKI

En 2006, Jean Gabriel Leynaud et Bettina Aller sont repartis pour un trek polaire de 2 000 km de Sibérie au Canada via le Pôle. Une traversée à skis rendue très difficile, en raison du mauvais état des glaces, qui les obligeaient régulièrement à progresser à la nage…

Comment est né cet engouement pour l’Arctique de Bettina ?

JGL : Bettina a commencé par traverser l’Afrique en camion, puis les jungles de Bornéo et du Kalimantan à pied. Elle a ensuite eu l’occasion de faire « le dernier degré » au Pôle Nord. Elle a trouvé le voyage merveilleux, mais trop court. Elle a donc traversé le Groenland pour s’entraîner, puis elle a tenté de rallier le Pôle à pied en solitaire et sans assistance Après deux tentatives infructueuses, elle a décidé d’essayer à nouveau, avec moi.

Comment définiriez-vus votre attirance pour les pôles ? Qu’est-ce qui vous semble essentiel là-haut ?

Les pôles sont ds univers totalement à part. Dès mon premier séjour, j’en suis tombé amoureux. Le Sud est plus accueillant et plus facile à vivre, car il n’y a pas de dangers objectifs. Sur la côte, les animaux et la limière sont extraordinaires. Au Nord, c’est plus austère, on est encore plus isolé et jamais totalement en sécurité. Il y a les ours bien-sûr, mais la banquise qui craque, ou s’ouvre à une vitese folle. Pourtant on oublie vite ces dangers face à la beauté des lumières et des formes desssinées sur la glace. Le spectacle qui s’offre à ceux qui voient la banuise début mars est indescriptible. Malheureuselment, je n’ai eu la force d’en filmer et d’en photographier que quelques bribes. Le soleil frôle l’horizon pendant des heures dans un décor ui fait penser à un musée en plein air.

   

Les Enfants du Large

Avec Olivier et Cécile de Larochefoucauld - 32 min
Réal.: Véronique Véber - Prod.: Bleu Iroise

DEUX ANNEES EN VOILIER POUR UNE FAMILLE DE 5 ENFANTS

Le 2 août 2005, Olivier et Cécile de LaRochefoucauld larguaient les amarres de Bénodet pour un long périple autour de l’Amérique du Sud. Initialement prévu pour 18 mois, le projet a très vite été rallongé à 2 ans étant donné la distance à parcourir : plus de 40 000 km.

Deux années de préparation ont été nécessaires pour mener à bien ce voyage qui était avant tout l’accomplissement d’un rêve : « Nous voulions partir pour nous dépasser, vivre librement, faire une pause dans une vie quotidienne trop stressante. Mais, plus fort que tout, il y avait enfoui au fond de nous ce désir impérieux de tenter l’expérience de la vie en mer pour un long face à face avec nous-mêmes, côte à côte, vingt-quatre sur vingt quatre, dans un espace restreint, avec la découverte de la vraie solitude, pour nous retrouver en famille, observer de très près nos enfants grandir, chercher d’autres valeurs à notre vie, découvrir ensemble ce que nous sommes vraiment, loin de tout, sans la protection (ou l’étouffement) de la société, et nous retrouver seuls à penser, vivre agir… ».

Maud Fontenoy à Contre Courant

Avec Maud Fontenoy - 75 min
Réal.: Luc Marescot - Prod.: Gédéon Programmes

LE TOUR DU MONDE EN VOILIER, EN SOLITAIRE, A CONTRE COURANT

En octobre 2006, Maud Fontenoy partait de l’Île de la Réunion pour réaliser un tour du monde à la voile «A contre courant», contre les vents et courants dominants. Une aventure qui l’a poussée au-delà de ses limites, nourrissant encore davantage son désir viscéral de transmettre aux autres l’espoir. Partie non pas pour battre un record, mais bien pour défendre ses valeurs profondes, c’est plus de 20 000 enfants qu’elle a entraînés avec elle dans ses rêves et dans le dépassement de soi.

Le Réalisateur, Luc Marescot, a choisi trois points de vue pour raconter l'histoire d'une jeune femme engagée contre les vents et les courants.

Il regarde d'abord le défi à travers les yeux des enfants de Meaux : les bambins de l'institutrice Jocelyne Busson, qui, depuis plusieurs années, partagent au plus près ses aventures maritimes. Chaque matin, pendant 150 jours, ils ont pointé les positions du monocoque L'Oréal Paris sur la carte du monde, lu ses journaux de bord, vibré à l'adrénaline de ses joies, inquiets aussi lorsque la peur s'installait sur le bateau.

Dans le même temps, Maud Fontenoy filmait son défi de l'intérieur. Plusieurs caméras et micros étaient installés sur son monocoque. Des instants forts qui emmènent le spectateur en mer, comme un équipier au côté du skipper.

Enfin, le film traite du soutien de la famille, lien quotidien avec la terre. Chantal, la maman à qui Maud dicte quotidiennement son journal de bord, et qui éponge les angoisses de sa fille. Roch, le frère, et Jacques, le père, présents à tout moment pour aider Maud à régler un problème technique.

   

L’Ile Rouge, Pas à Pas

Avec Cécile Clocheret et Lydie Bertrand - 55 min
Réal.: Cécile Clocheret - Prod.: Morpho Films

1 500 KM A PIED A TRAVERS MADAGASCAR A LA RECHERCHE DE PROJETS PORTEURS D'ESPOIR

Le film « L’Ile Rouge, Pas à Pas » retrace l’aventure humaine de deux amies de longue date, Lydie et Cécile, parties fouler à pied 1 500 km à travers Madagascar, sur des chemins à inventer, au cœur de régions enclavées, à la rencontre de ceux que personne ne vient visiter. Un chemin balisé de témoignages et d’initiatives positives, aussi inédites qu’étonnantes, qui font de Madagascar un puzzle émouvant et plein d’espoir.

Durant quatre mois, de novembre 2005 à février 2006, elles ont marché 1 500 kilomètres de Fort-Dauphin à Fénérive-Est, en passant par Tuléar, Fianarantsoa et Tananarive. En autonomie, avec carte et GPS, elles ont traversé les jungles, les zones désertiques ou montagneuses et les plaines côtières qui font du pays malgache une mosaïque géographique d’une rare diversité.

Le but de leur marche est de recueillir le témoignage d’hommes et de femmes qui mènent sur place des initiatives concrètes pour un développement responsable et respectueux. L’origine du film tient donc dans leur volonté de dévoiler des initiatives personnelles, des projets villageois de développement, l’espoir de populations maritimes ou rurales isolées. Les deux voyageuses découvrent toutes sortes d’idées innovantes, pérennes et adaptables dans d’autres régions du monde… Ici, la relance du tapis mohair disparu. Là, l’exploitation audacieuse du concombre de mer. Ailleurs, un cinéma de brousse, une plantation de vétiver pour lutter contre l’érosion…

Ténéré Solo, le désert bleu d'un bout à l'Autre

avec Pierre Schmitt - 56 min

La traversée du désert du Ténéré à pied, sans assistance

"Mieux vaut aller voir, que d'entendre parler. Eternel curieux et depuis longtemps intrigué par ces fameux Hommes Bleus, j’ai pris ce dicton touareg comme une invitation".

En février-mars 2005, Pierre Schmitt plongeait discrètement dans un Ténéré chauffé à blanc avec l’intention de le traverser et remonter ensuite le Massif de l’Aïr par sa frange orientale, pour aller voir... de très près : seul et à pied, sans guide ni accompagnement 4x4, ni même un chameau, avec un simple "traîneau" de conception artisanale. "Simplement pour vivre à fond un désert de l’intérieur". Solitaire dans cette immensité, c’est une goûte de vie qui se faufile provisoirement dans un environnement extrême, pour en ressortir avant qu'elle ne soit évaporée.

Malgré un air aux environs de 50°C (à l’ombre), un sol qui dépasse les 70°, il n’embarque qu’une autonomie de 2,5 litres à boire par 24h (plus 1,5 litres pour cuisiner les 3 repas quotidiens). Durant 1 mois et demi et 4 étapes (entre les seuls points d’eau disponibles), il lui est nécessaire d’accepter la soif persistante, la chaleur irrespirable, le sable soulevé par le vent, de faire corps avec les éléments et le paysage. "Mais la déshydratation aidant, la réalité peut rapidement devenir abstraite, et le plus grand danger est en fait de perdre la conscience des choses"...

Explorer les frontières mentales et physiologiques d'une acclimatation volontairement provoquée n’est pas la seule motivation de Pierre. "Je reste toujours intrigué par les nomades et ce qui peut bien les retenir dans un environnement aussi hostile ; quelle philosophie de vie ont ces gens là !".

"Depuis, je retourne régulièrement aux portes du Ténéré, où l'humain est tout et si proche de l'essentiel, où une part de moi même vit à présent.