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6ème Festival du Film d'Aventure
de La Réunion

Himalaya, la Terre des Femmes

avec Marianne Chaud - 52 min
Réal. : Marianne Chaud - Prod. : Zed Production et Arte France

3 mois à partager la vie d’une famille au Zanskar

Marianne Chaud est originaire de Puy St Vincent dans les Hautes Alpes. Depuis sept ans, la jeune femme vit une moitié de l'année au Zanskar. Elle en a appris la langue locale, et savoure à chaque instant le bonheur que lui procure sa profession d’ethnologue : « Pouvoir dire : je m’intéresse à la façon dont vous vivez, j’aimerais rester chez vous quelque temps, j’aimerais observer vos gestes et écouter vos paroles. Quel drôle de métier ! »

Situé dans le nord de l'Inde, à près de 4 000 mètres d'altitude, dans un décor somptueux de montagnes dénudées et de champs d’orge, le village de Sking est l'un des plus isolés de la région himalayenne du Zanskar. C’est dans ce village que Marianne a décidé de séjourner. Il lui faudra 4 jours de marche pour l’atteindre.

Marianne habitera chez Kétup. Pendant 3 mois, elle partagera son quotidien et celui de sa famille. C'est la saison des moissons et il faut faire vite. De la récolte dépend la survie du village pendant l'hiver. Les hommes sont partis travailler en ville pour rapporter un peu d'argent. Ce sont donc principalement les femmes qui s'occupent de couper le fourrage pour les yacks et d'arracher l'orge, la seule culture qui pousse à cette altitude.

Pour les femmes de Sking, Marianne est devenue la « soeur de l'étranger ». Sa démarche, toute en finesse et en retenue, donne au film un caractère intimiste rare. L’émotion y est vraie et partagée.

  

5 Continents, 10 ans de Voyage sur Terre

avec Isabelle Vayron - 59 min
Réal. - Prod. : Isabelle Vayron

10 années de voyages et de reportages à cheval, à vélo et à moto

Elle a galopé dans le bush australien, sillonné les ruelles de Kaboul à moto et pédalé sur quelques 17 500 km entre Paris et Pékin : à 30 ans, Isabelle Vayron décline au féminin le mythe de l'aventurier baroudeur. Ce bout de femme au caractère bien trempé croque le monde à son rythme, c'est-à-dire à toute allure.

À vingt ans, elle intègre l'Institut Supérieur de Journalisme de Paris, « dans l'espoir de pouvoir vivre un jour de mes voyages ». Et si au retour d'un périple de 6 mois en Océanie aux côtés des cow-boys, elle éprouve quelques difficultés à vendre ses photos, qu'à cela ne tienne, elle se lance à corps perdu dans un nouveau projet. Cette fois, ce sera avec Xavier, son cousin ingénieur en informatique, qui se morfond derrière son ordinateur. Déroutante de simplicité, elle explique qu'au début, Xavier veut aller en Syrie, alors qu'elle meurt d'envie de s'acheter des chevaux en Mongolie : le projet Paris-Pékin est né. Partis un an pour enregistrer les musiques d’Orient, ils ne rentreront que deux ans plus tard. Et puis, c'est décidé, ce sera à vélo.

En 2003, elle rejoint l’équipe de « 6 Milliards d’Autres », un projet de Yann Arthus-Bertrand. Pendant 2 années, elle sillonne ainsi une vingtaine de pays afin d’enregistrer les témoignages de plus de 500 personnes : bergers d’Ethiopie, irradiés d’Hiroshima, banquiers brésiliens, fonctionnaires tibétains... Ces interviews filmées sont présentées au Grand Palais à Paris, puis à travers le monde.

Planète D - Le Grand Détour

avec Delphine Million et Damien Artéro - 52 min
Réal. - Prod : Delphine Million et Damien Artéro

La fin d’un tour du monde de 2 ans et demi en tandem

« Planète D » est le nom donné à l’aventure de Delphine et Damien, un jeune couple de grenoblois, dynamiques et sensibles, partis deux ans et demi pour un tour de la planète avec Buzz le tandem et Bob la remorque.

Caméra au poing, ils partagent avec humour et sincérité des moments de vie intime. Leur matière filmique est le fruit de minutieuses mises en scène. Leurs vidéos sont le support de leurs confidences. S’y entremêlent des séquences sur leur quotidien, dans les bons comme dans les mauvais moments, leurs rencontres, ainsi que les initiatives des ONG visitées et soutenues.

Le film qu’ils ont choisi de nous présenter retrace la dernière partie de leur tour du monde. Malgré l'interdiction officielle de circuler librement, le Tibet aura finalement ouvert ses portes à Delphine et Damien. Après en avoir franchi la frontière de nuit, de façon clandestine, ils le traversent à coups de pédales pendant plus de 2 mois, séjournant à Lhassa et filmant les Tibétains dans l'expression de leur foi. Vient ensuite le Népal qui les surprend par sa joyeuse cacophonie, puis l'Inde, le choc culturel le plus monumental de leur voyage. Enfin, c’est le retour vers la France, parsemé de belles rencontres comme à Istanbul et à Sarajevo où ils sont accueillis grâce au réseau du couch surfing.

  

Birdman of the Karakoram

avec John Silvester et Alun Hughes - 65 min
Réalisation : Alun Hughes – Production : Al Hughes Productions

Le plus spectaculaire des vols en parapente, à 6 500 m d’altitude

John Sylvester est un des meilleurs pilotes de parapente au monde, et un pionnier du vol en haute altitude. Depuis 20 ans, il se rend régulièrement au Karakoram, au nord du Pakistan car cette région offre la plus grande concentration de montagnes et de glaciers sur terre, avec 5 sommets de plus de 8 000 m.

Alun Hughes est cinéaste et ami de John. Bien qu’il ne soit pas lui-même parapentiste, il est fasciné par le talent de ce dernier. C’est ainsi que l’idée du film lui vient : pour comprendre et vivre de l’intérieur l’aventure de John, il se lance avec lui dans un vol en bi-place. Et le voilà embarqué à plus de 6 500 m d’altitude, à la recherche d’un nouvel itinéraire, dans le but d’explorer une vallée où personne n’est jamais allé, et où aucun hélicoptère ne peut les secourir en cas d’accident. Alun : « Je veux voir comment il fait ses vols impossibles, en utilisant les ascendants, en surfant le vent avec une toile de 8 kg portée par quelques ficelles… ».

Le film offre des images uniques d’un vol dans le « domaine des Dieux ». Grâce au cinéaste, nous sommes témoins en direct de l’incroyable talent de John, et de son enthousiasme à toute épreuve, même dans les situations les plus désespérées. Nous partageons également au plus près, les peurs et les questionnements d’Alun qui ne peut que s’en remettre à son partenaire.

Pour un Vieux Rêve

avec Rémy Tézier, Catherine Destivelle - 52 min
Réal. : Gilles Bour - Prod. : Tec Tec Production

L’aventure d’un tournage, entre 3 000 et 4 500 m d’altitude

« Pour un Vieux Rêve » raconte les coulisses du tournage du film « Au-delà des Cimes » du réalisateur réunionnais Rémy Tézier sur la célèbre alpiniste française Catherine Destivelle. Un tournage réalisé entre 3 000 et 4 500 m d’altitude, dans le massif du Mont Blanc, avec pour décor la face Est du Grand Capucin, l’aiguille du Grépon, et le couloir de l’Aiguille Verte.

On y découvre les repérages en amont, les multiples déposes en hélicoptère dans des conditions souvent délicates, le travail des guides chargés à la fois de la sécurité de l’équipe et de l’installation des grues et plateformes de tournage. Le réalisateur nous explique la nécessité de 4 jours de tournage pour obtenir au final une séquence de 4 minutes, et les enjeux financiers qui en découlent. Il nous raconte avec émotion le bivouac improvisé à 4 000 m, en pleine paroi, et nous dévoile sa manière bien à lui de créer des situations qui permettront à chacun de ses personnages de se livrer à la caméra.

Rémy Tézier : « J’ai souvent trouvé les films de montagne trop angoissants, ne donnant pas franchement envie d’y aller, ou alors trop techniques pour un large public. Je souhaitais proposer une autre vision de la Montagne. Tout a commencé un soir de février 1973. J’avais alors 15 ans. Ce soir-là, j’allais découvrir ce qui allait me porter toute une vie. Le Club Alpin Français de Marseille projetait un film de montagne : « Les Etoiles de Midi », réalisé en 1958 par Marcel Ichac, avec comme acteur le célèbre guide de haute montagne Lionel Terray. Ce fut pour moi une révélation ! Le film terminé, je n’avais qu’une envie, devenir cinéaste pour filmer (moi aussi) ce qui me donnait envie de vivre : la mer et la montagne. »

  

20 Seconds of Joy

avec Karina Hollekim – 59 min
Réal : Jens Hoffmann– Prod : F24 Films

Les joies et les souffrances d’une basejumper d’exception

« Je ne veux pas mourir ! Je veux vivre ! Pour moi qui cherche constamment à m’enfuir, le base-jump est un refuge ». C’est ainsi que Karina Hollekim décrit sa passion pour le base-jump. Car pour décrocher complètement du stress de sa vie et des malheurs qui l'ont affligée pendant son enfance, Karina se laisse enivrer en sautant du haut de falaises partout dans le monde.

Pendant plusieurs années, le réalisateur Jens Hoffman suit la carrière de cette surdouée du sport : sa passion première pour le ski extrême, sa découverte du base-jump qui se transforme vite en obsession, puis l’expérience enivrante du vol en wing suit. Le réalisateur nous entraîne dans le sillage de Karina, des fjords de sa Norvège natale aux Gorges du Verdon, en passant par les Dolomites et le Mali. Il nous rapporte des images à couper le souffle.

Mais le film ne s’arrête pas là ; il explore la psychologie, les motivations et les peurs, de ces sportifs de l’extrême confrontés à l’ivresse de la chute, mais aussi à la mort. Il explore également avec pudeur le vécu de la famille et des proches.

Et puis un jour…, c’est le drame : à l’occasion d’un saut en chute libre, le parachute de Karina ne s’ouvre pas et celle-ci s’écrase au sol. Le bilan est lourd : 24 fractures de la jambe et 16 opérations, qui l’ont conduite à arrêter sa carrière. Mais Karina est vivante, et bien vivante !