
Journaliste, écrivain et photographe, Édouard Cortès est un aventurier chevronné. Il rencontre Mathilde en 1998. Le 17 juin 2007, une semaine après leur mariage, Mathilde et Édouard quittent le parvis de Notre-Dame à Paris pour un voyage de noce à pied de 8 mois. Ils ont en tête le rêve fou de rallier Jérusalem, distant de 5 788 km, sans un sou en poche, dans le plus complet dépouillement, à la manière des pèlerins du Moyen Âge.
Mathilde ne porte que 4 kilos, Edouard 8 (juste de quoi dormir à la belle étoile).
Des Alpes aux forêts des Balkans, des steppes d’Asie Mineure aux eaux du Jourdain, Édouard et Mathilde cheminent à travers quatorze pays, gravissant des montagnes, traversant des régions en guerre, franchissant des zones désertiques.
Dans ce grand trek, des étapes aux noms mythiques : Vézelay, Vérone, Mostar, Istanbul, Alep, Damas. Découvrir les autres, ils y sont forcés pour survivre, puisqu’il faut, chaque jour, trouver celui qui leur offrira de quoi se nourrir. Du forestier jurassien au berger croate, de la fillette serbe du Kosovo au diamantaire turc, du derviche de Cappadoce à l’espion syrien, les rencontres sont belles, enrichissantes, souvent étonnantes… même si certaines leur réservent de bien mauvaises surprises. Dans l’adversité, Mathilde et Édouard apprennent à mieux se connaître et à s’aimer malgré leurs faiblesses.
Avec des étapes variants au gré des rencontres de 10 à 60 kilomètres par jour, les deux jeunes gens forcent leurs limites pour atteindre leur but. Le récit de leurs huit mois de rencontres, de solitude, de faim souvent, de peur parfois, constitue une extraordinaire et authentique aventure humaine et intérieure.
Durant ses trente ans de « carrière », Patrick Berhault a collectionné les réalisations originales, les premières spectaculaires et les entreprises d’envergure, tout en imposant son humanité, son humilité et son éthique. Personnage hors norme, il était en quelque sorte unique. Un véritable artiste de la verticale dont la disparition en 2004 sur les pentes du Dom a bouleversé la collectivité montagnarde.
Au-delà de la trace, magnifique qu'il a laissée, sait-on qui était vraiment Patrick Berhault, héros adoubé et vénéré de plusieurs générations d’alpinistes et de grimpeurs, amateurs comme professionnels ? Et pourquoi faisait-il l’unanimité, ou presque, dans un milieu où mesquineries et jalousies sont monnaie courante ?
C’est à ces interrogations que répond en filigrane ce portrait intimiste d'un homme rare. Patrick Edlinger, son ami de toujours, Laurent Chevallier, le réalisateur de ses premiers films, et Philippe Magnin, son dernier compagnon de cordée, nous guident dans l'univers, public et plus secret de Berhault. Des témoignages exceptionnels qui nous aident à mieux comprendre la personnalité, les engagements et les choix de cet alpiniste hors norme.
Le Spitzberg, à 500 kilomètres à l'est du Groenland, est la plus grande île de l'archipel du Svalbard, dans l'océan Arctique. C’est précisément l’endroit où ont choisi de vivre depuis 4 ans, Éric et France, à bord de leur petit voilier rouge immobilisé par la glace : Vagabond.
Eric est géophysicien et capitaine au long cours. France dessine. Tous deux sont engagés dans une mission scientifique internationale du programme DAMOCLES, dont le but est d'identifier les changements affectant la glace de mer, l'atmosphère et l'océan, et d'en évaluer l'impact présent et futur.
Eric et France vivent avec pour seule compagnie leurs quatre chiens de traîneau et... les ours blancs, très nombreux dans la région. Ils accueillent aussi parfois des expéditions en tout genre mêlant scientifiques, sportifs ou artistes passionnés par les régions polaires.
En février 2007 est arrivée Léonie, une petite fille presque née dans les glaces. Malgré le milieu hostile qui les entoure, cette petite famille semble vivre en totale harmonie avec la nature.
France : « Chaque saison qui passe nous confirme dans notre choix de vivre en harmonie avec cette nature blanche que nous apprivoisons de mieux en mieux. Nous y sommes chez nous. Mais avant tout, nous nous y sentons témoins et utiles : voilà une vraie stimulation ! »... « On apprend à décoder les moindres signes émis par l’environnement. Qu’il s’agisse d’animaux, de la météo, ou des mouvements de la glace, chaque changement aussi imperceptible soit-il, chaque bruit, chaque oreille dressée d’un chien a un sens ».
Jamel Balhi : 46 ans, photographe et coureur de fond, 175 pays traversés en courant depuis 1985. Plus de 450 000 km courus à ce jour.
Jamel Balhi n’est pas seulement un athlète exceptionnel. Il possède d’autres cordes à son arc. Sportif reconnu, photographe professionnel, écrivain et reporter, il vit et fait partager ses passions, notamment lors de nombreux diaporamas dans les écoles et divers centres culturels.
Il a su réaliser le rêve de chacun de nous : découvrir, révéler les qualités, les compétences qui lui sont propres pour tracer sa route personnelle. Ce qui fait de lui un exemple pour les générations.
Depuis le jour où le prince Fahd d’Arabie Saoudite lui offrit un appareil photo en guise de cadeau de bienvenue dans le Royaume, Jamel se passionne pour la photographie et en fait sa profession. Ses photos sont alors publiées dans les principaux journaux et magazines français.
Ses textes et photos témoignent de notre époque chaotique : guerres, pollution, travail des enfants, esclavage moderne, réfugiés politiques, oppressions gouvernementales… Empreintes d'une profonde humanité, ses photographies véhiculent également un formidable message d'espérance.
Vendredi 29 août 2008 à Chamonix. Plus de 2 000 coureurs se lancent dans la 6me édition de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, course jumelle de notre Grand Raid, avec ses 9 400 mètres de dénivelé, ses 166 km et ses 10 cols à franchir !
Au programme, douleur et exigence extrême, mais aussi bonheur et émotion pour ces participants qui ont tant sacrifié pour être de la partie. Et il n’y a rien à gagner ! Le premier gagne l’estime de ses pairs, repart avec la fierté d’avoir terminé un parcours extrême mais n’encaisse pas le moindre centime.
Les concurrents traversent trois pays (France, Suisse, Italie) et affrontent 9 400 kilomètres de dénivelé soit deux fois l’ascension de l’Everest depuis le camp de base ! Monter, descendre, monter, descendre, les kilomètres s’enchaînent. Les dix cols à franchir cassent les pattes des moins bien préparés.
Les traileurs ont 46 heures, délai maximum, pour avaler le tracé. L’an dernier, sur un parcours de 3 km de moins, l’Italien Marco Olmo avait bouclé le tour du Mont-blanc en deux fois moins de temps… Il avait presque 60 ans…
Cette année, à seulement 20 ans et pour son premier ultra-trail, c’est le tout jeune espagnol Kilian Jornet qui franchira en tête la ligne d’arrivée avec plus d’une heure d’avance sur les prévisions des organisateurs, en bouclant le parcours en 20 h 56:59.
Au cours de l’année polaire internationale, alors que les enjeux géostratégiques font de l’Arctique le théâtre d’une course effrénée à l’énergie… A l’heure où les regards sont tournés vers les pôles et les bouleversements climatiques, un petit bateau a pour la première fois réussi à franchir le passage du Nord-Ouest uniquement à la voile !
Le passage du Nord-Ouest est la voie qui permet de rejoindre les océans Atlantique et Pacifique par le Nord du Canada. Ce passage est extrêmement difficile à emprunter puisqu'il est couvert par les glaces 10 mois par an.
Ce petit bateau, c’est « Babouche », un bateau sans moteur. Un prototype conçu et construit par Sébastien Roubinet et Anne-Lise Vacher-Morazzani. C'est à la fois un voilier et un char à glace qui peut donc glisser sur la glace. « Petit », car il ne mesure que 7,50 mètres de long et 5 m de large. Le confort y est rudimentaire : sans chauffage, et avec, comme seules sources d’énergie, le vent et le soleil.
Sébastien, accompagné de ses 3 équipiers Eric, Boris et Anne-Lise qui se sont relayés tout au long du trajet, a gagné son pari : relier l’Océan Pacifique à l’Océan Atlantique avec son bateau sans moteur et en une seule saison, en passant par le Nord du continent américain.
Ce voyage ne fut pas seulement une grande première. Il fut aussi une performance sportive : 4 mois de navigation, l’épreuve d’un démâtage, et un parcours de 4 500 milles. Et une aventure humaine avec ses moments difficiles, ses belles rencontres, ses paysages féeriques, ses petits et ses grands plaisirs, et ici et là, une bonne dose d’adrénaline.
J’irai dormir à Hollywood est une comédie documentaire : l'histoire d'un petit français curieux, débrouillard et résolument tout seul, ANTOINE, qui filme les Etats-Unis de New York à Los Angeles avec ses caméras sur lui, logeant chez l'habitant au hasard des rencontres et qui, pour finir son voyage, fera le pari fou d'aller dormir chez une star à Hollywood et lui montrer SON Amérique à lui. Stallone ? Madonna ? Tom Cruise ? Nicholson ? C'est le culot d'ANTOINE qui décidera… Et il n'aura que l'embarras du choix !
Traversant cet immense pays, qu'on a vu mille fois mais qu'on connaît peut-être le moins réellement, ANTOINE brosse une série de portraits décalés des Américains comme ils sont, là où ils sont, sans trucage, sans effet et sans autre décor que leur cadre de vie.
Un pays dont il constate la démesure et les excès. Un pays où les gros sont très gros, les religieux très religieux, les fous très fous, les malheureux très malheureux, et les riches très milliardaires.
Un pays où beaucoup de choses sont “très”, mais où l'immense majorité vit tranquillement, simplement avec ses joies et ses problèmes. Un univers qu'ANTOINE filme “à la main”, à sa manière et, surtout, sans se prendre au sérieux.